Mon père,
Sais-tu qui je suis ?
Je n'en suis pas si sûre.
Entre-nous c'est la nuit,
Entre-nous c'est un mur.
Je t'appelle, je t'appelle,
Mais tu ne m'entends pas...
Je ne me rends pas compte de quelle nature
Est l'être que je nomme papa :
C'est un monstre, une bête, un fauve
Qui broie sa proie,
Son enfant, il l'aime, il l'aime pas, je ne sais plus...
Son enfant, c'est moi ?
Une brume plein mes yeux,
Un regard vers les cieux,
Vais-je le faire, ais-je le droit
De me pendre chez toi,
De mourir pour toi,
De me prendre à ton piège,
Que ma vie s'abrège...
Ça ne servirait à rien,
Tu ne réagirais pas,
Tu serais trop sûr de toi...
Je ne saurai un jour le bonheur de te dire : « On est un ».
Ce poème je ne te le dédis pas,
Tu ne le mérite pas car
Tu m'as viré de chez toi.
Je te hais, au revoir,
A l'envoyure, c'est la cassure,
Je ne ferais pas partie de ton futur,
Parce que là c'est sûr,
J'en ai marre,
Au revoir.
Ce poème est dédié à deux personnes :
A ma Stéphanie, mon amie sincère et précieuse que je garderais à jamais dans mon c½ur ( allez, ris Stéphanie, la vie est belle !), et
A ma s½ur, Angéline, sans qui la vie serait synonyme d'ennui.